dimanche 18 avril 2010

D'Angelo - Spanish Joint



Pour fêter mon premier matin sans réveil forcé en plus de 3 semaines, j'ai choisi de me réveiller en douceur avec la voix incroyable de D'Angelo.

Ce chanteur, au début bêtement classé dans les bacs de R'n'B, est en réalité un vrai soulman qui a également tout compris au hip hop. C'est d'ailleurs ainsi que sonne son premier album (Brown Sugar, 1995), pour lequel il aura fait une bonne partie du boulot tout seul.

Son deuxième effort (Voodoo, 2000) est par contre beaucoup plus travaillé, varié et subtil. Il faut vraiment tendre l'oreille pour deviner sa voix se faufiler entre les notes de trompette de Roy Hargrove, la batterie de ?uestlove, les claviers omniprésents mais pas étouffants, la guitare légère et bondissante, pour comprendre la richesse de l'ensemble. Le passage en studio des Soulquarians n'y est sans doute pas étranger. C'est bien simple, lorsque que je m'essaie au jeu de l'île déserte (comme dans l'excellent magazine Vibrations), c'est le premier disque que je choisi (avant d'abandonner très vite pour ne pas me faire de mal à laisser potentiellement des pépites musicales).

Pour vous faire connaître ou redécouvrir D'Angelo, et cet album en particulier, j'aurais pu choisir le morceau The Line et sa ligne de basse monstrueuse, Feel Like Makin' Love, la version la plus funky/sensuelle/cool de cette chanson interprétée à l'origine par Roberta Flack (dont il faudra décidément reparler, après un premier rappel sur 410 Sounds), Untitled (How Does It Feel) au cours de laquelle D'Angelo semble provoquer Prince en duel (voix, mélodie, guitare, production), ou encore le tranquille morceau Africa qui clôt l'album. Au lieu de cela, j'ai choisi la chanson Spanish Joint, qui, comme son nom l'indique, vient puiser quelques influences du côté des musiques latino-américaines. 

Un superbe morceau pour commencer une journée du bon pied (mais le plus tard possible quand même). 

Et pour les admiratrices du playboy en question, je rajoute une photo bonus. Ne me remerciez pas, c'est cadeau.

Dans le cas où les ayants-droits de ce morceau le souhaiteraient, nous pouvons supprimer le lien de téléchargement. Il suffit de nous en faire part dans les commentaires.

mardi 6 avril 2010

Lafayette Afro Rock Band - Darkest Light


Bon, aujourd'hui je fais court (j'ai l'impression de le dire quasiment à chaque fois).

La raison est simple, je ne sais rien de ce groupe. Je sais juste que ce morceau est un bijou de funk des années 70 que j'ai trouvé en suivant la piste de quelques samples de hip hop.

Ceux qui veulent en savoir plus peuvent faire comme moi et aller voir sur wikipedia. Au moins, s'il y a des contres-vérités, je n'en serai pas à l'origine.

Le morceau en question se nomme Darkest Light (et a plus tard prêté son titre à un Best Of Lafayette Afro Rock Band) et est tiré de l'album Malik (1975).

Bonne écoute.


Lafayette Afro Rock Band- Darkest Light Band by pipo_bimbo

lundi 5 avril 2010

King Britt Presents Sylk 130 - All The Way Live feat. Capitol A


Il y a un truc.
Il y en a forcément un. C'est évident.
Pourtant, je cherche encore ce que c'est.
Qu'une ville comme L.A. ait une identité sonore propre, je comprends. Le climat, les influences mexicaines et asiatiques, la disposition de la ville, la proximité de l'océan... tout cela doit jouer dans le type de son qu'ont envie de produire les musiciens qui y habitent.
Qu'une ville comme Detroit sache profiter de son atmosphère industrielle, technique, métallique pour transformer le disco en House Music, c'est logique.
Qu'une ville comme New York, que le monde entier regarde avec fascination, cherche à retranscrire ses particularités, c'est logique.
Mais qu'est ce qui peut bien donner à Philadelphia cette capacité à proposer un son qui lui est propre ? Aucune idée.
Coincée entre Washington DC, capitale fédérale des Etats Unis et New York, ville la plus peuplée du continent américain, tout semble réuni pour faire de Philly une sorte de parent pauvre des grandes cités du Nord Est américain.
Pourtant, dès les années 70, on trouvait sur pas mal de disques vynil un petit macaron rouge sur lequel on pouvait lire "Philly Sound" avec une typographie caractéristique de la période soul/funk. Et les artistes issus de cette mouvance n'étaient pas des moindres : entre les Delphonics (repopularisés par Tarentino sur la B.O. de Jackie Brown), les MFSB, Billie Paul, Patti Lebelle, les Stylistics, les O'Jays, il y avait largement de quoi faire.
D'un point de vue musical, ce courant se basait principalement sur la Soul et tous ses dérivés, qu'ils évoluent vers le Gospel ou le funk, vers le Rythm'n'Blues ou vers le Disco.
Puis vinrent le Hip Hop, la House, et plein d'autres courants musicaux, qui ont rendu les productions de Philadelphia bien sirupeuses, pour ne pas dire mièvres pour certaines.
Il a ensuite fallu attendre un renouveau apporté par The Roots, au milieu des années 90 pour que la capitale de Pennsylvania revienne sur le devant de la scène.
Sont alors apparu bon nombre d'artistes majeurs pour qui apprécie un tant soit peu la musique afro-américaine. On peut citer en vrac : Bahamadia (rappeuse au timbre de voix exceptionnel), Bilal (chanteur Soul incomparable - un de mes meilleurs concerts -), Jill Scott (une personnalité et une présence magnifiques), DJ Jazzy Jeff (Jazz dans la série Le Prince de Bel Air), Scratch (beat-boxeur vraiment bon), Jaguar Wright (dont certains morceaux sont de véritables monuments de soul contemporaine) ou encore Ursula Rucker (poétesse incroyable de charisme). Je dois en passer un bon paquet, mais le but n'est pas l'exhaustivité. Au contraire, je voulais ici me restreindre à parler d'une seule personne : King Britt.
Ce DJ originaire d'un ghetto de Philadelphia, connu pour avoir plus de 30 000 vynils, est tout à la fois un vrai DJ de soirées (pour des mixes embrassant tout le spectre de la musique afro-américaine), un remixeur porté sur la House Music (pour les Silent Poets) ou le hip hop (Bebel Gilberto, the Philadelphia Experiment), mais également un producteur. Ce dernier aspect se développe d'ailleurs sous deux formes.
La première est à rechercher du côté de la collection The Beat Generation (aux côtés des albums de Will I Am, Jay Dee, Dj SPinna) de l'excellent label anglais BBE. La seconde a pris forme sous le pseudo Sylk 130, pour une sorte d'hommage aux musiques qui ont rythmé l'existence de King Britt. Ce projet s'est matérialisé par un premier album sorti en 1996 dénommé When The Funk Hits de Fans (dont certains morceaux sont vraiment très bons) dédié aux musiques des années 70. Il a ensuite fallu attendre 2001 pour la sortie du second disque, intitulé Re-Members Only, tourné, lui, vers les années 80. Vous vous doutez donc que le troisième devrait regarder vers les années 90, mais pour celui-là, il faudra se montrer un peu patient, car il ne me semble pas en avoir encore entendu parler.
Concentrons nous sur le deuxième album, du coup.
Ceux qui me connaissent (et ont une idée de mes goûts musicaux) doivent savoir que les années 80 ne sont pas loin de représenter ce qui s'est fait de pire dans la musique du XXème siècle. Pourtant, comme toujours il y a des choses intéressantes à en tirer. King Britt a notamment réussi sont pari sur le morceau All The Way Live. Ce bijou accueille le rappeur Capitol A, déjà croisé chez Tek 9, chez Sylk 130, les Visioneers et il me semble aux côtés de The Herbalizer.

La combinaison choisie pour ce morceau ? Une sorte de retour aux origines du Hip Hop avec un flow old school, un refrain accrocheur, une petite base de Fender Rhodes histoire de poser le tout en douceur sur des percus très rythmées.


Bon, trève de bla-bla, bonne écoute.

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vendredi 26 mars 2010

Nujabes - R.I.P.

Bon, triste jour pour nous, aujourd'hui, on vient d'apprendre la disparition de Jun Seba, alias Nujabes. On n'est pas vraiment dans le tempo, vu que l'accident de la route qui lui a été fatal s'est produit le 26 février, mais je voulais marquer le coup par un petit post en son hommage.
Ce japonais producteur de hip hop se sera notamment fait connaitre dans le monde entier pour sa participation aux bandes son de l'excellente série animée Samurai Champloo, qu'on vous recommande plus que chaudement. Mais il a également sorti quelques albums bien à lui.
Pour la peine, vous allez avoir double dose aujourd'hui.

Premier titre disponible, Sea of Cloud est issu de l'album Modal Soul, sorti en 2005.
Un couple basse/beat bien rythmé, limite porté sur la House music, quelques percussions discrètes mais bien senties, des boucles de piano très fines, et surtout une trompette très aérienne font de ce morceau un choix idéal pour les after tranquilles.

Sea of Cloud by pipo_bimbo 

 

Deuxième morceau, Mystline est pour moi le véritable chef d'oeuvre de Nujabes. Tiré de la compilation Samurai Champloo : Departure, ce morceau épuré à l'extrême, recycle un sample de piano de façon quasi hypnotique. Quelques interventions de synthé et de triangle (!), une basse elle aussi réduite au maximum suffisent pour montrer la maîtrise de Jun Seba et sa compréhension du hip hop.
Ce morceau est loin des canons de ce style, et pourtant, difficile de classer ce titre dans une autre catégorie.
Pour faire simple, cette musique trouverait facilement sa place dans une compilation de mes morceaux préférés, tous styles confondus.

Petit message perso à Yoann : tu avais raison, son nom se prononce bien Noujabesse. Il correspond en fait à son nom seba jun lu à l'envers.

Très loin de ma tentative de prononciation à l'anglaise, donc.

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jeudi 25 mars 2010

En 2009, c'était comment ? (part 2)


Comme on se fait un peu plus rare ces derniers temps, j'ai décidé de mettre en ligne la deuxième (et finalement dernière) partie de mes meilleurs titres écoutés en 2009. Cette seconde moitié, plus orientée downtempo est toujours un mélange de chansons sorties en 2009 et d'autres découvertes l'an passé.

L'image est issue d'une série de photos prises dans l'eau, sur la plage d'Ipanema, regardable ici et .

J'espère que vous y trouverez votre compte.

download

Como a gente não está muito produtivo nesses ultimos dias, resolvi mandar a segunda (e finalmente ultima) parte das minhas melhores mùsicas de 2009. Essa metade, mais downtempo que que a primeira, ainda é uma mixtura de canções lancadas am 2009 e de outras descobertas o ano passado.

A imagem faz parte duma serie de fotos tiradas na agua, em Ipanema, disponível aqui e .

Espero que Você vai gostar. 

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lundi 22 mars 2010

Mary J Blige - Just Fine


Bon, maintenant que j'ai commencé à parler du bowling à L.A., il faut que j'aille au bout de l'histoire.

Le truc, c'est surtout qu'on voulait aller au bowling de film The Big Lebowski. Après quelques recherches, on a appris qu'il avait disparu entre temps. Pas grave, l'envie nous était venue d'aller dégommer quelques quilles, on n'allait pas se laisser abattre. D'autant que le lieu choisi en plan B disposait d'une piste de roller comme dans les années 70, avec musique à fond et tout. Bon, ce soir là, cette partie était réservée pour une fête privée, mais on s'est quand même infiltré rapidement pour voir de quoi ça avait l'air, et ma foi, j'y retournerais bien si je pouvais.

Pourquoi raconter tout cela ?
Pour rien, juste pour mettre un peu de piment au morceau d'aujourd'hui. Comme d'habitude, il suffit que j'entende un morceau que j'aime pour aller demander de qui il s'agit à la personne en charge de la sélection musicale. La plupart du temps, n'ayant rien pour noter, j'oublie le nom (ou je ne le comprends/entends pas), et ce n'est que quelques mois plus tard que je retombe dessus par hasard.

Pour cette chanson, c'était plus simple, car il s'agit simplement de celle qui a popularisé le genre R'n'B, voire même celle qui en est à l'origine : Mary J Blige.
Au début de sa carrière, il y a 20 ans, elle a été en effet une des premières à prendre des morceaux de hip hop et à y ajouter des chants soul. Elle a également chanté de nombreux refrains pour les plus grands (Wu Tang, notamment), apportant une touche féminine à un milieu par ailleurs très machiste.

Le morceau Just Fine est extrait d'un de ses albums les moins bons (Growing Pains, 2007).
Peu importe. Le rythme entraînant, la basse ronde (il faut vraiment la faire ressortir pour profiter au mieux de ce titre), les voix qui s'enchaînent sans discontinuer de couplets en refrains et inversement, le lien entre la basse et le synthé font un ensemble parfait pour bouger dans une soirée un peu animée.

wikipedia

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mercredi 17 mars 2010

Chateau Flight - Baccula


Imaginez.
Vous êtes à Los Angeles. Vous vous laissez transporter par ceux qui connaissent la ville et vous la font traverser pour aller jouer au bowling. Le chemin choisi passe par downtown L.A.

A un moment, vous contournez le Walt Disney Concert Hall (de Frank Gehry) et ses formes suaves. Chaque écaille de métal reflète toutes les lumières environnantes. Vous tournez la tête pour être certain de ne pas manquer la moindre seconde de ce spectacle. Jusqu'au moment où vous êtes trop loin pour distinguer quoi que ce soit du monstre métallique. Vous regardez alors de nouveau devant vous. Et au moment où vous comprenez que vous êtes au beau milieu du centre d'affaires de L.A., avec ses tours immenses, cette somme de lignes et de lumières si caractéristique des centres villes nord-américains, le lecteur CD se met à lire les premières mesures de Baccula.
Si vous avez réussi à vous représenter cette scène, alors vous comprenez un peu ce que j'ai ressenti en écoutant ce morceau.
(Faites abstraction de l'image)

Le rythme immuable, comme un martèlement puissant vous ordonnant de vivre, maintenant ; le jeu subtil des petits ajouts progressifs pour faire monter la musique en tension ; les déchirures qui viennent marquer un léger répit avant que le morceau ne reparte de plus belle ; pas de doute à avoir, ce titre est taillé pour les fêtes animées. Pourtant, il se laisse écouter dans bien d'autres circonstances.

Ce morceau est tiré du maxi Baroque de Chateau Flight, un duo de DJ/producteurs français de musique électronique orientée vers la house.

Myspace

J'ai mis longtemps à écouter de la techno. Je trouvais ça trop froid, trop aride. Mais un jour, quelqu'un m'a expliqué ce que lui y trouvait. Il m'a fait comprendre que c'est un jeu entre l'auditeur et le créateur du morceau. Ce jeu est pour le producteur, de modifier sans cesse son morceau pour captiver l'intérêt de celui qui écoute. A l'inverse, celui qui écoute cette musique doit déceler la moindre petite variation, afin de tenter de voyager aussi loin que l'auteur.

Merci à Gabriel pour m'avoir fait découvrir ce morceau.
Merci à Anthony de m'avoir incité à creuser un peu plus l'univers de la musique électronique.


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mardi 16 mars 2010

Norken - Memories


Pour essayer de mettre un terme à ma série de musique électro, j'ai pensé à Norken.
Tout d'abord parce que je trouve que ça s'enchaine plutôt bien avec les autres morceaux, tout en étant un peu plus rythmé. Ensuite parce que je ne sais strictement rien du type qui se cache derrière ce pseudo. Je compte donc sur les vrais savants de l'électro pour m'en faire découvrir plus, pourquoi pas dans les commentaires. J'ai bien trouvé une biographie ici, mais il me semble difficile de déceler le vrai du faux. On s'en tiendra donc aux bases.

Lee Noris est donc un producteur de musique électronique vivant en Angleterre.
Les notes de pochettes ne nous apprennenant rien de plus et les liens le concernant sur internet étant rares, on n'ira pas plus loin.

Toujours est-il que je l'ai découvert comme beaucoup de groupe, par curiosité. C'était dans une sorte de puces musicales. J'ai fouiné pour une fois au delà des domaines habituels (hip-hop, soul, funk, jazz), pour aller faire un tour rapide dans le bac réservé à la techno. Quand j'ai vu la pochette, le titre de l'album, je n'ai pas pu résister. Il s'agissait d'une version promotionnelle et aucune autre information que les titres des chansons n'apparaissait.

Un album vynil plus tard (Blue Divide, plus sombre, moins planant), je suis tombé sur l'album "Our Memories Of Winter" (chez Rennes Musiques, il me semble). A peine écouté le second morceau (celui d'aujourd'hui), j'ai posé le casque et acheté le disque.

Ca va ? J'ai suffisemment meublé ? Vous pouvez donc commencer à écouter Memories.
 

Ce morceau très épuré est typique de ce que produit généralement Norken, et franchement, quand j'ai besoin d'un morceau motivant mais pas trop bruyant, présent mais pas monopolisant, je fais appel à cet album, un poil plus maîtrisé que Spring Themes.

Discographie
Quelques détails sur l'album

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lundi 15 mars 2010

Delarosa+Asora - Airbrush (Clogged)


Bon, j'avais prévenu que je comptais poursuivre vers de l'electro après Oval.
C'est chose faite avec ce morceau de Delarosa+Asora. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un des nombreux pseudonymes de Guillermo Scott Heren, beaucoup plus connu pour ses albums sortis sous les noms de Savath+Savalas ou de Prefuse 73.

Ce producteur américain d'origine catalane/irlandaise/cubaine partage sa vie entre Atlanta, New York et Barcelona. Sa musique emprunte tout autant aux codes de la techno, du hip hop que du folk, pour un résultat reconnaissable entre tous. La partie Savath+Savalas s'oriente ainsi principalement vers du down tempo penchant vers la folk music. Prefuse 73 représente par contre le côté plus hip hop de Scott Heren.

Delarosa+Asora en revanche est un peu plus difficile à situer. Peu importe, comme pour ses autres projets, il s'agit ici de musique électronique constituée d'une multitude de bruits qui pourrait paraitre déstructurée, si elle n'était pas unie par une ligne de basse imparable. Airbrush (Clogged) est tiré de l'EP Crush The Sight-Seers, sorti en 1999. C'est un des premiers enregistrements officiellement sortis de Scott Heren. Sur les notes de pochette, il remercie d'ailleurs les premiers DJ ayant passé son vynil, bien que certains l'ont passé en 45t au lieu de 33t.

A noter que nom du label qui le produit : Warp Records.
Est-il besoin d'en rajouter ?
Airbrush (Clogged) by pipo_bimbo

site officiel de Prefuse 73
biographie de Scott Heren sur Wikipedia

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The Soft machine- Volume One & Two


Comment se construit-on musicalement ? La première référence musicale de toute évidence renvoie au noyau familial. Suivant un processus de mimétisme, l'enfant se détermine tout d'abord par rapport à son entourage, ses parents et ses frères et soeurs. Dès son plus jeune âge, l'Homme imite de manière innée l'empreinte culturelle de son groupe. Mais au fil du développement de son caractère et de ses expériences personnelles, il va se positionner en fonction de cet héritage culturel. Il s'approprie, réinterprète ou rejette les éléments qui lui ont été transmis afin de se définir comme individu à part entière. Chez chacun de nous, je dirais que la musique sollicite physiquement une sensibilité auditive qui nous est propre, psychologiquement des souvenirs et des sentiments qui retracent un vécu à la manière des réminiscences proustiennes et socialement des repères qui renvoient à l'appartenance à un groupe ou à son individualité.

Pour ma part, j'ai grandi dans un univers musical riche et varié. J'en profite d'ailleurs pour remercier mon père de m'avoir fait aimer le blues, le jazz et la chanson française engagée, et ma mère pour m'avoir transmis ce goût immodéré pour la musique au point d'en faire une substance thérapeutique. Pour lui rendre hommage et pour en venir au sujet d'aujourd'hui, je vais vous parler de l'un de ses groupes préférés. Je tiens à préciser qu'elle est une mordue du rock psychédélique et que The Soft machine est la référence en la matière.

Ce groupe britannique, qui doit son nom à l'une de oeuvres de William S. Burroughs, a été créé en 1966 par Robert Wyatt (chant et batterie), Daevid Allen (guitare), Mike Ratledge (clavier) et Kevin Ayers (guitare). Notez que Daevid Allen, contraint de rester en France en 1967 à cause de problèmes de visa, formera le groupe Gong (rock psyché déjanté mais nettement moins mélodieux que The Soft machine d'après moi). A partir de ce moment-là, le groupe ne cessera de connaître de multiples reformations. Pour remplacer Daevid Allen, le groupe fait appel à un certain Andy Summers, qui ne sera autre que le futur guitariste de The Police. En 1969, Ayers disparaît sans donner d'explication. Hugh Hopper prend alors sa place. Ce dernier joue de la basse mais aussi du saxo et de la guitare et surtout, il compose activement. En 1974, Ratledge, l'un des derniers fondateurs de The Soft machine quitte le groupe. Celui-ci, avec une toute nouvelle formation, persiste encore de nos jours. Il est plus connu sous le nom de Soft machine legacy.

Pour en revenir à la source de The Soft machine, il se fait connaître en faisant les premières parties de Jimi Hendrix et des Pink Floyd. En France, le groupe attire l'attention suite à une performance donnée en 1967 à Saint-Tropez. Il s'agit de la pièce de Picasso "Le Désir par la queue" qui se voit interrompue par les gendarmes, chargés d'assurer la bienséance !!! Les compositions se caractèrisent par la voix de Robert Wyatt, planante et envoûtante avec une teinte de mélancolie, par des rythmes effrénés évoquant le free jazz et par des notes tantôt de piano, tantôt d'orgue qui produisent une atmosphère à la fois aérienne et pesante. Au sein de diverses chansons, les musiciens revendiquent leurs influences au dadaïsme et à la pataphysique. Ce dernier pseudo courant de pensée a été inventé par Alfred Jarry, qui à l'aide de l'absurde et de l'humour voulait remettre en question les théories philosophiques de la métaphysique. Il cherchait à tourner en dérision les discours arrogants de la science moderne. Ainsi au-delà des références littérales dans les chansons de The Soft machine, leur musique psychédélique espère atteindre d'autres horizons que ce que l'expérience scientifique a exploré jusqu'à présent.

A l'aide de mélodies répétitives, de solos interminables avec des effets sonores en résonances et en distorsion, l'auditeur se laisse transporter dans un autre univers le temps d'un album. Il faut d'ailleurs savoir que les albums psychédéliques s'efforcent de soigner les enchaînements de leurs morceaux en assurant une fluidité et une continuité et ce afin qu'il n'y ait aucune coupure qui nous ramène à la réalité.

Je vous recommande la période Robert Wyatt, la vraie des Soft machine, qui va de 1966 à 1971 et surtout The volume one & two, des bijoux musicaux !
Le morceau que j'ai sélectionné s'intitule Dada was here et se trouve sur l'album Volume two (1969).

 

Wikipedia Soft machine
Discographie de Robert Wyatt
Site perso de Soft Machine (biographie, paroles, discographie, etc.)

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dimanche 14 mars 2010

Elizabeth Archer & The Equators - Feel Like Making Love


Bon, on va faire vite aujourd'hui.
Je pensais au début enchaîner sur de l'electro-hip hop, mais vu le temps et surtout la température qu'il fait ici (grand soleil, 40 degrés, pas mal de vent, mais très chaud), j'ai opté pour un morceau de reggae.
Sauf que le reggae que j'aime, et qu'il faut dans ces moments-là, c'est du vrai reggae roots, pour se la couler douce.
Vous savez, comme aux origines du reggae, quand les Jamaicains reprenaient les grands hits soul americains pour les rejouer et les rechanter à leur sauce.
Ce type de reggae, on le trouve sur les compilations Playtime Reggae, du label Hi&Fly Records, un petit label parisien qui cherchait à faire ressortir des pépites oubliées. Ils ont commencé en attaquant par des morceaux soul/funk sur leur première compilation, puis ont enchaîné sur du boogaloo, du reggae, etc. Franchement, rien que du très très bon sur ces playlists.
Le morceau choisi aujourd'hui est donc bien une reprise par Elizabeth Archer & The Equators d'un morceau écrit par Eugene McDaniels (il me semble) et chanté à l'origine par Roberta Flack (Killing Me Softly, c'était elle).
Bon, comme je ne sais rien de plus, je vous laisse farfouiller sur le net pour retrouver plus d'infos sur le groupe et la chanson, si le coeur vous en dit.

 

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vendredi 12 mars 2010

Oval -Textuell


Bon, vous avez de la chance, je vais faire court cette fois-ci.
C'est pas que je n'ai pas envie de sortir un roman, mais c'est surtout que je ne connais strictement rien à ce groupe.
En l'occurrence, il s'agit de Oval, un groupe allemand créé en 1991 par trois artistes, presque plus bidouilleurs que musiciens. Car les sons produits par ce trio ressemble parfois plus à un assemblage de bruits résiduels, empilé en couches sans réelle logique apparente. Pourtant, le résultat sait parfaitement prendre de l'épaisseur. On navigue entre la musique ambient, l'électro, et la musique répétitive.
Le morceaux d'aujourd'hui s'intitule Textuell, sorti sur l'album Systemisch, sorti en 1996. Il a connu une certaine notoriété grâce à sa présence dans la superbe publicité TV pour le parfum Aqua Di Gio, de Giorgio Armani (si, si, écoutez au moment de la voix off).
Pour ma part, je le trouve très hypnotique par son aspect répétitif et moite de par la rondeur des sons. Un morceau parfait quand il fait tellement chaud que même lever le bras pour boire un coup est un effort etouffant. Le fait qu'il fasse pas loin de 40 degré ici est peut être pour beaucoup dans mon choix d'aujourd'hui.


Un petit lien pour les plus curieux et courageux :
Wikipedia

Pour information, ce groupe a également participé à la bande son d'un jeu vidéo exceptionnel : Rez, de Sega, disponible sur Dreamcast (Sega), Playstation 2 (Sony) et Xbox 360 (Microsoft, sur le Xbox live Arcade, en version HD). Ce jeu est basé sur la musique et les interactions avec le joueur rajoutent sans cesse des sons, des couches musicales à la bande son. Une vrai expérience pour qui aime les loisirs interactifs. J'en ai d'ailleurs fait une critique lisible sur le site bien nommé senscritique.com.
wikipedia


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Ani Di Franco - "Revelling" & "Evolve"


Peut-on préserver sa liberté de pensée au sein de la grosse industrie musicale ? Dans les années 50, la culture rock & roll a jugé bon de se défaire du joug des majors si elle voulait garder son essence même. Pour ne pas perdre le marché, les majors ont alors tenté de racheter les labels indépendants en leur garantissant malgré tout une certaine autonomie dans la gestion des artistes. Les majors s'organisèrent de fait par un regroupement de labels tout en ayant la main mise sur le réseau de distribution. De nos jours, les 4 majors que sont EMI, Warner, Sony et Universal possèdent plus de 70 % du marché des ventes de la musique. Cependant, avec le développement d'internet et de la musique mise en ligne, les consommateurs modifient leurs comportements, ce qui pourrait changer la donne d'ici peu.

Des artistes tels que Ani Di Franco parviennent heureusement à résister à ces bulldozers commerciaux. Cette américaine quadragénaire revendique fièrement dans ses chansons son indépendance rendue possible grâce à la création de son propre label, à l'âge de 18 ans avec 50 $ en poche, Righteous Babe Records. Elle peut de cette manière aborder des thèmes tels que la politique et les inégalités sociales, le racisme, sa bisexualité, la religion, le féminisme ou encore l'environnement. Accompagnée de sa guitare, elle compose des ballades d'influence folk-rock. En jouant avec les alittérations, elle s'est appropriée un phrasé rythmé, parfois parlé, parfois chanté, bien à elle. Il s'agit d'une artiste étonnament prolifique, avec au minimum un album par an et ce depuis 20 ans. Il reste malgrè tout difficile de se procurer ses albums dans les réseaux de vente traditionnels, le prix à payer de son indépendance! Quelques-uns des albums comme le double Revelling/Reckoning (que je ne saurais vous recommander que vivement) occupent les bacs en France. Pour ce qui est du reste, il est possible de les commander sur internet sur le site de Righteous Babe Records . Leurs prix varient de 8 à 20 $. Et c'est important, je pense, d'encourager ce genre d'initiative.


Le premier morceau que j'ai choisi s'intitule Slide (Evolve, de 2003). Il est assez représentatif, je trouve, de l'ensemble de son oeuvre. Il mêle un rythme pêchu, un peu rock, son fameux phrasé, de légers choeurs et des notes jazzy avec les cuivres.



Le second se nomme Subdivision, extrait du double album Reckoning/Revelling (2001). Il parle de la manière dont la communauté blanche aux Etats-Unis traite les afro-américains. Comme ici, elle n'hésite pas à soulever encore certains tabous, empreints à l'amérique puritaine.



Sites :
myspace
wikipedia
Righteous Babe Records
infos, paroles & partitions

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mardi 9 mars 2010

J Dilla - E=MC²



Bon, je peux bien vous le dire, maintenant.
La raison pour laquelle j'ai fait mon lourd avec le post précédent est que je voulais absolument vous faire part de ma passion pour James Yancey, a.k.a. Jay Dee, a.k.a. J Dilla.
Ce producteur de génie était la véritable pierre angulaire du collectif des Soulquarians. Si Questlove était celui qui était souvent mis en avant, c'est tout autant pour ses qualités de producteur, de bon interviewé que de bon gestionnaire (celui capable de réunir tout le monde, c'était lui). Par contre, le véritable inspirateur de l'ensemble était Jay Dee.

Ma découverte de ce producteur incroyable s'est faite en deux temps.
Un premier à travers un son de dingue pour l'époque : Runnin' du groupe de hip hop californien The Pharcyde, sorti sur leur album Labcabincalifornia en 1995. D'ailleurs, le nombre de reprises (the Visioneers, dernièrement) ou de références à ce morceau est indénombrable (Hocus Pocus en jouait un extrait dans les premiers instants de leur dernière tournée et il est rare de passer une soirée hip hop digne de ce nom sans en entendre quelques notes).
Dans un deuxième temps, je me souviens avoir lu une interview de Questlove (the Roots) dans un fanzine consacré au hip hop. C'était lors de leur tournée en 1996, à l'occasion de son passage à Nantes. Au détour d'une question, Amir Thompson s'est interrompu pour faire écouter un CD à l'interviewer en lui disant : "écoute ça, c'est le son du futur. C'est un groupe de Detroit qui s'appelle Slum Village". Vu ma passion pour the Roots et ma dévotion au dieu Questlove, il fallait absolument que je sache de quoi il s'agissait. Il aura fallu attendre plus de trois ans et la sortie de l'album "Fantastic vol. 2" de Slum Village pour faire le lien avec le morceau des Pharcyde. Entre temps, de nombreux morceaux sont parvenus à mes oreilles, sans que je sache qu'il s'agissait toujours du même producteur. Mais après tout, c'est normal, Jay Dee avait un jour dit que ce dont il rêvait, c'était de créer des morceaux si différents qu'il serait impossible de le reconnaître.

Mais reprenons un peu son histoire.
Jay Dee venait de Detroit, ville ouvrière dédiée au secteur automobile. Le climat musical y est principalement tourné vers la house music (dont c'est le berceau), mais on peut également y croiser quelques producteurs de hip hop avec un son spécifique. En ce qui concerne Jay Dee, il croisera surtout Amp Fiddler - joueur de clavier génial, très porté sur le funk pesant du type P-funk (Bootsie Collins) ou du style de George Clinton ou Prince (avec qui il jouera pendant quelques années). Bon, tout ça pour dire que c'est Amp Fiddler qui a le premier mis une boîte à rythme dans les mains de Jay Dee.

Il ira plus tard travailler à Los Angeles pour les Pharcyde, mais c'est ensuite sur la côte Est des Etats Unis qu'on le retrouve, à travers des productions conjointes avec les membres du groupe A Tribe Called Quest. Les morceaux sont signés The Ummah (d'où mon ignorance quant à la présence de Jay Dee), et voient le style s'épurer petit à petit. On le retrouve également à la production pour De La Soul, mais aussi (et surtout) pour Janet Jackson et son morceau Got til it's gone (avec Q-tip).

Il reste cependant relativement discret pendant toute cette période et la véritable reconnaissance viendra de la sortie de Fantastic vol. 2 (2000), premier album officiel de son groupe de Detroit Slum Village. Un premier album est resté dans les cartons de sa première maison de disque et un second est paru sous le nom de J88 (Best Kept Secret, 2000).
En reprenant l'article consacré aux Soulquarians, vous vous apercevrez de l'abattage de Jay Dee, qui aura participé activement aux albums de A Tribe Called Quest (1998), The Roots (Things Fall Apart, 1999 ; Phrenology, 2002), Common (Like Water For Chocolate, 2000 ; Electric Circus, 2002), Erykah Badu ( Mama's Gun, 2000), Bilal (1st Born Second, 2001).

Et parallèlement, il commence sa carrière solo en 2001, par un morceau incroyable de tension, nommé Fuck The Police, produit en une nuit, suite à un contrôle de police un peu musclé qu'il avait subi quelques heures auparavant. Il enchainera ensuite les albums solos, et des collaborations diverses, comme celle avec son alter ego californien Madlib (sur l'excellent album Jaylib dont on vous reparlera sous peu).

Bref, un emploi du temps bien rempli. Surtout quand on sait qu'il a lutté pendant des années contre une maladie sanguine face à laquelle il a déposé les armes le 10 février 2006. Les derniers albums (Donuts et The Shining) ont d'ailleurs été en partie produits à l'hôpital, un Macbook sur les genoux, une petite platine vynil à ses côtés.

Les références à l'oeuvre de Jay Dee sont diverses. Hocus Pocus, eux encore (dans le morceau Voyage Immobile, Place 54, 2007), The Visioneers, The Roots, Stevo, Madlib et bien d'autres encore ont tous témoignés dans leurs albums de leur considération pour Jay Dee. C'est le cas de Robert Glasper et Mos Def, pour une petite vidéo capturé live. Mais c'est surtout dans la musique produite par d'autres artistes que l'on sent le plus l'influence de Jay Dee : Sa-Ra, Strange Fruit Project, Stevo et bien d'autres encore dont vous devriez entendre parler sous peu ici même. Dernièrement, deux enregistrements sont parus (en plus des albums posthumes qui sortent régulièrement) : le premier album de son petit frère (Illa J, "Yancey Boys", 2009 -sur des morceaux produits par J Dilla peu avant sa mort), et surtout A suite For Ma Duke, un Ep de 4 titres et autant de reprises de Dilla par orchestre symphonique, dont les bénéfices sont reversés à la mère de James Yancey, lourdement endêtée par le coût des soins prodigués à son Dilla (à vot' bon coeur...).

Bon, trève de bla-bla (assez pour aujourd'hui) et place à la musique :


Le second morceau est issu du premier album posthume de Dilla et représente bien la dernière partie de son oeuvre, plus axée sur le travail en solo (à cause de sa maladie qui le forcera à des séjours répétés à l'hôpital), n'empêchant pas des featurings généralement excellents, où on retrouve cette recherche d'instabilité dans le son, une sorte de déséquilibre constant.




Dans le cas où les ayants-droits de ces morceaux le souhaiteraient, nous pouvons supprimer les liens de téléchargement. Il suffit de nous en faire part dans les commentaires.

The Soulquarians


"Qu'ouis-je ?" allez-vous pester, "un post sans musique !?!!??"
"Oui", vous répondrais-je.
La raison est simple : le sujet de ce post est un collectif et non un artiste ou un groupe précis. Difficile, du coup, de faire ressortir un seul morceau, et très franchement, ce n'est pas encore dans mes plans de faire une playlist à propos de ce groupe.

Aujourd'hui, je vais donc vous ennuyer en vous parlant des Soulquarians.
Commençons par le nom. Il découle de la contraction de Soul et de Aquarius, le signe zodiacal. Ce nom est semble-t-il venu de lui même quand les quatre fondateurs se sont rendu compte qu'ils étaient tous de ce signe. Dit comme ça, ça fait envie, non ?

Heureusement, le son qu'aura produit ce collectif est plus intéressant et profond que cette anecdote, qui a pour seule qualité de nous montrer qu'ils avaient un peu de recul sur eux-même. Car si on me demandait un jour de décrire mon style de musique préféré, je pense que je ne saurais le faire sérieusement sans parler des Soulquarians.

Qui sont-ils ?
Bon, j'arrête de tourner autour du pot : ces quatres membres sont Questlove (batteur du groupe de hip hop The Roots), D'Angelo (chanteur, pianiste bassiste), James Poyser (pianiste, producteur) et Jay Dee ou J Dilla (rapper, producteur).
La spécificité des Soulquarians est véritablement ce concept de collectif artistique, non restreint à ces seules personnes, mais incluant également tous les participants aux jam-sessions, aux enregistrements studio, aux tournées, ... Il faut voir par exemple les crédits sur certains albums où même les hand claps sont mentionnés comme si sans l'intervention de telle ou telle personne, le son aurait pris une autre direction.
Pour donner quelques pistes de recherche, on peut citer parmi les membres récurrents : Erykah Badu, Jill Scott, Bilal, Bahamadia, Common, Mos Def, Talib Kweli, Slum Village ou encore Q-tip, mais également des personnalités moins connues, comme l'ingénieur du son Bob Powers (qui a même travaillé avec Alliance Ethnik sur certains morceaux), Pino Palladino, Zap Mama, Ursula Rucker, Jaguar Wright, Raphael Saadiq, Cody Chesnutt, l'excellent trompetiste Roy Hargrove et même la trop méconnue Vinia Mojica.

Quel est leur style musical ?
Comme bien souvent, quelqu'un de peu familier avec ce genre de musique pourra penser que toutes leurs productions se ressemblent. C'est vrai que dans l'ensemble, on reste dans un univers hip hop très marqué. Mais pour ceux qui ont une oreille un peu plus experte dans le domaine, il est possible de distinguer un nombre d'influences considérable : de Marvin Gaye à Jimmy Hendrix, de Bob Marley à Fela Kuti, toute la musique afro-américaine y passe pour être digérée et ressort sous une forme à la fois très maîtrisée et diverse. Des albums des rock de The Roots, Common et Cody Chesnutt, on peut très bien passer au jazz/funk du RH Factor, de la soul contemporaine de D'angelo ou Erykah Badu, on peut aller jusqu'aux racines africaines de Zap Mama.
Pour caractériser l'essence de ce son, il faut prendre conscience des rythmes du hip hop classique, qui, sortant la plupart du temps de boîtes à rythme, sont calés comme des métronomes. Les Soulquarians, eux ont pris le parti dès le départ de se défaire de ce carcan en introduisant volontairement des légers contretemps. À la différence du swing pour le jazz, qui est l'art du contre temps maîtrisé, ils ont introduit un côté irrégulier grâce justement aux hand claps, réalisés en studio et non répétés par des machines. Cela peu semble un détail, mais c'est en réalité ce qui fait toute la différence. Beaucoup parlent d'ailleurs du son de Jay Dee comme d'un son "dirty", qu'il cherchait volontairement à dégrader, à égratigner pour lui insuffler plus de vie.

Quels albums écouter ?
Au final, les albums qui auront été officiellement produits par les Soulquarians sont très peu nombreux, surtout quand on voit le nombre de personnes incluses dans ce collectif. C'est essentiellement autour de l'an 2000 que sont sortis ces albums. Les plus marquants sont sans conteste le trio Voodoo (D'Angelo, 2000), Like Water For Chocolate (Common, 2000) et Mama's Gun (Erykah Badu, 2000). Ces trois albums, enregistrés simultanément au Electric Lady Studio (ancien hotel en plein coeur de Manhattan transformé en studio d'enregistrement par Jimmy Hendrix) ont été parait-il un bouillonnement constant d'idées et d'échanges, menant parait-il à des jam-sessions enfiévrées. Pour aller plus loin, on peut également citer Things Fall Apart (The Roots, 1999), 1st Born Second (Bilal, 2001), Phrenology (The Roots, 2002) et Electric Circus (Common, 2002), qui explorent des horizons un peu plus lointains, et dont le son est, du coup, moins estampillé Soulquarians.

Pourquoi n'ont-ils rien produit d'autre ?
Du fait même de leur (non) organisation sous forme de collectif, les véritables réunions des ces membres est toujours compliquée. Entre les tournées, les projets externes, les emplois du temps surchargés, difficile de les faire se croiser suffisamment longtemps pour produire un album entier. Dommage pour nous. Enfin, pour moi, en tous cas.
Mais bon, cela n'empêche pas leur son de survivre à travers un nombre incroyable d'artistes dans le monde entier qui aura vibré pour ce type de son, même si, bien entendu, c'est aux Etats Unis que l'on trouve le plus de disciples.

Bill Withers - Just as I am


Bill Withers! Ce nom ne vous évoque rien et pourtant il mérite que l'on s'y attarde. "Pourquoi?" me direz-vous! Parce qu'il est l'auteur de plusieurs morceaux mondialement connus et qu'il est important de rendre hommage au compositeur. Il arrive fréquemment que l'on reconnaisse une musique sans savoir d'où elle provient, qui l'a écrite et interprétée. Parfois, on remarque que c'est une version différente, jouée dans un autre registre et parfois, on est surpris de découvrir la version authentique. Ce qui s'avère être la reprise nous semblait tellement être l'original! Eh bien "Ain't no sunshine" est le morceau par excellence de ce genre de situation. Il a été repris par maints artistes pour ne citer que Roy Ayers, Marvin Gaye, Al Jarreau, The Police, Cat Stevens, Van Morrison, D'Angelo, Lenny Kravitz, Mickael Jackson ou encore Joss Stone. Liste exhaustive.

Dans cette toute première version, qui est extraite de Just as I am (1971), Bill Withers chante et joue à la guitare. Il est accompagné par Donald "Duck" Dunn à la basse et par Al Jackson Jr à la batterie. Parmi les 9 albums de Bill Withers, d'autres chansons telles que "Use me", "Who is he (and what is he to you)?", "Lovely day" ou "Just two of us" connaissent également de nombreuses interprétations. Alors pour ceux qui ne connaissent pas encore la version originale, comblez vos lacunes ;-)


Regarder la version originale

Regarder la reprise de Boris Gardiner (version reggae/soul)

Ecouter la reprise de Isaac Hayes

Regarder la reprise de Sting

Regarder la reprise de Freddie King (Blues/soul)

Site officiel
Biographie Wikipedia

Dans le cas où les ayants-droits de ce morceau le souhaiteraient, nous pouvons supprimer le lien de téléchargement. Il suffit de nous en faire part dans les commentaires.

lundi 8 mars 2010

Troublemakers - Lemon


Vous avez adoré le morceau de DJ Shadow ? Vous voulez le mettre dans toutes vos playlists ? Vous voulez l'inclure dans vos meilleurs mixes ? Vous ne savez pas avec quoi l'enchaîner ? Vous n'en dormez plus ?
Ne vous inquiétez pas 410 Collective a une solution pour vous.
Ou plutôt ce sont les Troublemakers qui sont là pour vous aider.

Ces producteurs se sont d'abord fait connaître sous forme de trio dans la région de Marseille via une radio associative sympathiquement dénommée Radio Grenouille. Ils y animaient une émission hebdomadaire majoritairement orientée vers la musique afro-américaine. Un premier album assez orienté électro est sorti en 2001 (Doubts and Conviction), laisant transparaitre un certain goût pour les ambiances cinématographiques.

Quelques tribulations plus tard, le trio a muté en duo et signe chez le label Blue Note pour la production de leur deuxième album : Express Way (2004). A sa sorite, une version collector est disponible contenant un DVD en supplément. On peut y avoir la confirmation de leur attirance pour le cinéma, via la présence d'un court métrage réalisé par leur soin dans les rues de Marseille, avec bien entendu quelques musiques de Express Way en guise de bande son.

Comme le laisse supposer le petit logo Blue Note, cet album sonne beaucoup plus jazz que le premier. La musique y parait plus vivante. D'ailleurs, à l'image du morceau de DJ Shadow (This Time), difficile de savoir ce qui a été samplé, ce qui a été programmé et ce qui a été joué.
D'autant plus que de nombreux vocalistes ont été appelés à la rescousse, comme Gift of Gab (rapper de Blackalicious) ou encore (il me semble) Rodolphe Burger (chanteur de Kat Onoma). N'ayant pas la pochette sous les yeux, je ne saurais dire qui prête sa voix à Lemon, le morceau d'aujourd'hui.

A vrai dire, les Troublemakers ne m'aident pas vraiment, leur site étant apparemment bloqué, wikipédia étant plus que laconique et itunes ne disposant pas de tous les crédits. Bref, je suis obligé de tout régurgiter de mémoire, sans pouvoir vérifier si je ne raconte pas trop de conneries.

Du coup, pour en savoir plus : débrouillez-vous (en fait, achetez les albums, c'est vraiment du bon son).

Un lien vers l'excellente Radio Grenouille, avec plein de mixes, d'interviews, d'émissions, entièrement téléchargeables. Attention, y mettre un pied, c'est y passer des heures. Vous êtes prévenus.

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dimanche 7 mars 2010

DJ Shadow - This Time (I'm Gonna Do It My Way)



Pour rebondir sur le post précédent et la Bay Area, j'ai voulu réhabiliter un peu un album très décrié à sa sortie, à savoir "The Outsider" dernier album en date de DJ Shadow, paru en 2006.

Pour cet album, le roi du sample a cherché à se détacher au maximum de ses premiers morceaux, paru chez le mythique label anglais Mo Wax au milieu des années 1990, quitte à décevoir ses fans de la première heure.
Las de se voir demander à chaque fois une redite de "Endtroducing..." (1996), DJ Shadow a choisi de produire un album orienté vers le Crunk, variante très abstraite de hip hop. Fini donc les samples dénichés au plus profond de la cave de son magasin favori (situé à Sacramento, voir le film documentaire "Scratch" pour saisir) et place à du son beaucoup plus synthétique : moins de mélodies et plus de MCs, en quelque sorte.

Au milieu d'une majorité de morceaux très difficiles d'accès, auquels je suis assez imperméable en définitive, on peut dénicher quelques perles. C'est le cas, par exemple de This Time (I'm Gonna Do It My Way)", plage plutôt entraînante et qui prend le contrepied du crunk. Un morceau où toute la place est donnée aux instruments, où la mélodie est plus présente que jamais chez DJ Shadow.
Il est d'ailleurs difficile de reconnaître la patte du producteur californien dans cette chanson. Mais au final, elle montre bien qu'il n'a rien perdu de sa finesse.

J'aimerais pouvoir en dire plus sur ce morceau, et notamment ses origines, mais il semble que ce soit assez compliqué de remonter jusqu`à la source. Sur les notes de pochette, on peut tout de même lire "vocalist unknown" et "Instruments played by The Heliocentrics". J'ai également trouvé ceci sur Youtube, mais cela ne nous éclaire pas beaucoup plus sur le travail de DJ Shadow...



Pour en savoir plus sur DJ Shadow :
Wikipedia
Site Officiel
Un blog très complet
Une page sur The Outsider

Un petit truc sur les Heliocentrics :
myspace
Label Stones Throw

Et pour ceux que ça intéresse, le film Scratch :
allocine

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Crown City Rockers - Earthtones


Oakland... comment fais-tu pour engendrer autant d'artistes ? Cette ville, faisant face à San Francisco et accolée à Berkeley accueille la plus grande communauté afro-américaine de la baie. Elle incarne le modèle des ghettos américains avec son lot de pauvreté et de violences (l'un des plus forts taux de criminalité aux USA). Les tensions entre communautés sont bien palpables dans la rue. Mais comme bien souvent, en réaction à des conditions de vie précaires, la musique contestataire, et tout particulièrement le rock et le hip hop, jaillit. De fait, le quotidien d'Oakland inspire bien des musiciens, pour ne citer que Zion I, Blackalicious, DJ Shadow ou encore Crown city rockers. Ce dernier dont il est question aujourd'hui est un groupe de hip hop avec des vrais instruments, dont le son se situe dans la veine de A Tribe Called Quest ou encore de The Roots. Leur premier album intitulé One sort en 2001. Quant au morceau en écoute "Weekend soul", il est extrait du deuxième album, Earthtones (2004). Il mêle à merveille le beat hip hop, la teinte soul du Rhodes, le jeu de voix et le flow de Raashan Ahmad. Leurs deux premiers albums témoignent d'une grande influence jazz-soul alors que leur dernier paru en 2009 "The Day after forever" tend davantage vers des sons plus électroniques. Place au son!
 

vendredi 5 mars 2010

Grant Green - Hurt So Bad


Bon, cette fois-ci, je ne vais pas faire le malin. L'artiste, je ne le connais pas et s'il nous arrive d'écouter ce morceau, c'est uniquement grâce à sa présence sur une compilation de Blue Note. Tout ce que je sais, c'est que Grant Green était un guitariste de jazz (en même temps, vu le label, tout le monde avait deviné...) et que le morceau Hurt So Bad est tiré de Carryin On, un album de 5 titres seulement, sorti en 1969.
Alors pourquoi vous parler de ce morceau si je ne sais rien à son propos ? C'est tout simple. Après une semaine de boulot et surtout une journée à rebondissements, j'ai dû ramener du travail à la maison. Et comment se motiver pour travailler si ce n'est en faisant claquer un peu les enceintes ?



J'ai donc fait chauffer l'ampli en mettant la compilation Blue Note Trip 5, mixée avec talent par Jazzanova, et quand je suis (re)tombé sur ce morceau, mon sang n'a fait qu'un tour : je me devais de vous le faire partager.
 

Pour en savoir plus sur Grant Green :
wikipedia
http://www.playjazzguitar.com/grant_green.html
Blue Note

Sur Jazzanova :
Myspace
Site Officiel
Blue Note

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Jorge Ben - Oba, là vem ela


Aujourd'hui, pour fêter le retour du soleil (pour combien de temps ?), j'ai décidé de parler d'un des chanteurs brésiliens les plus importants et qui pourtant n'est pas si connu ni reconnu.
Certains connaissent Caetano Veloso, Gilberto Gil ou encore Chico Buarque, mais tout le monde connait les chansons de Jorge Ben sans pour autant se rappeler de son nom. On devrait revenir sur certains de ses titres, mais on peut d'ores et déjà citer Taj Mahal, Fio Maravilha, ou encore Mas Que Nada.
Sa particularité aura été avant tout de mélanger l'énergie et le rythme de la samba avec des inspirations de rock ou de soul/funk. Bref, il est presque aussi difficile de définir le type de musique de Jorge Ben que de résister à ses rythmes entrainants.
Pour en avoir le coeur net, voici le titre Oba, là vem ela.


Il est tiré du septième album de Jorge Ben, sorti en 1970 sous le titre "Força Bruta" que je ne me risquerais pas à traduire. Ce n'est sans doute pas le morceau le plus connu (on est là pour la découverte, non ?) ni le plus endiablé, mais cést un des plus agréables à écouter quand une légère brise tropicale vient vous chatouiller les orteils.

Pour en savoir plus sur le chanteur, qui a plus tard changé de nom de scène pour s'appeler désormais Jorge Ben Jor :
wikipedia

Radio Citizen - Berlin Serengeti

Radio Citizen - Berlin Serengeti


Pour ma part, j'ai bien envie de partager avec vous une petite trouvaille que j'ai faite, il y a quelques temps, en farfouillant dans les bacs. Bien souvent, dans ce genre de situation, c'est la pochette qui attire tout d'abord l'oeil. Puis en retournant le cd, on s'apercoit que l'on connaît le label ou un des membres de la collaboration et parfois, eh bien rien du tout, mais on tente malgré tout. En l'occurrence, le graphisme de la pochette m'a tout simplement plu, et je n'ai pas été décue. Mes connaissances sur Radio Citizen demeurent limitées mais la qualité musicale est au rendez-vous. Ce groupe allemand dirigé principalement par Niko Schabel, un touche-à-tout vraisemblablement, puise son inspiration dans le jazz, la soul, la musique africaine et latine avec des arrangements électro. Leur premier album Berlin Serengeti date de 2006 et il semblerait qu'il y en aît un nouveau en cours de préparation. Enfin, trêve de palabres, je vous laisse juger par vous-même. Bonne écoute!

nikoschabel.de/

www.myspace.com/radiocitizen

ecouter

jeudi 4 mars 2010

The Black Keys - I Got Mine



Pour faire un pont avec la nouvelle section 410 Photography, voici un morceau du groupe The Black Keys, découverts à l'occasion d'un voyage en Californie. Nos hôtes nous ayant parlés de ce groupe plusieurs fois, nous y avons prêté l'oreille, et force est de constater que c'est un groupe vraiment bon. Quelque part entre le blues et le rock, ils ont même tenté dernièrement un rapprochement vers le hip-hop (album Blakroc, 2009) entourés de MCs de classe mondiale (Mos Def, notamment). Bref, il n'y a pas de raison de passer à côté de ce duo, et surtout pas de ce morceau.
 

Ne manque plus que quelques liens pour connaître ce groupe plus en détail :
Site Officiel
myspace

Merci à Gabriel et Lara pour nous avoir fait découvrir ce groupe.

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mercredi 3 mars 2010

En 2009, c'était comment ?


Changement de braquet aujourd'hui.
Depuis quelques temps, je préparais une petite playlist représentative de ce que j'avais découvert en 2009. Au début, cela ne concernait que les morceaux sortis en 2009, et ça ne tenait que sur un seul CD. Puis au fur et à mesure, je me suis dit qu'il m'était impossible de passer sous silence des titres sortis avant, mais que je ne connaissais pas. Du coup, la playlist enflait et les règles qui la constituaient prenaient le chemin inverse.
C'est ainsi que j'en suis arrivé à une deuxième partie et que je me dirige malgré moi vers une troisième. Tant mieux pour ceux qui ont des goût proches des miens, et pour les autres, ben, il suffit de passer son chemin.
Je m'arrête là pour les discours. Les informations sont disponibles dans les fichiers zip. Et si ce n'est pas suffisant, il y a de fortes chances que vous retrouviez des morceaux de ces groupes et albums dans les semaines qui viennent.
Bonne écoute.

télécharger

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mardi 2 mars 2010

Kings Of Convenience - Parr-A-Pluie




Bon, en adéquation avec le temps pluvieux de ces derniers jours, une petite ballade triste des Kings Of Convenience, duo Norvégien porté vers la musique Folk.
 

Ce morceau est tiré d'un EP pas très courant, sorti en 2000 sous le titre "Playing Live In A Room". Beaucoup vont trouver leurs musiques un peu lentes et pas très dynamiques, mais leur dernier album (Declaration of Dependence, 2009) est vraiment bon, pour peu que l'on s'y penche un peu.
Pour ceux qui n'y arrivent décidément pas, n'hésitez pas à rechercher Erlend Øye (un des deux chanteurs) qui a sorti son propre album très (trop ? ) électro, ainsi qu'une compilation DJ Kicks qui contient quelques pépites. Vous pourrez également voir du côté de Whitest Boy Alive, groupe qu'il a monté avec des musiciens allemands pour un résultat très rythmé et original entre rock et house, ou encore Kommode (projet de Eirik Glambek Bøe, le chanteur plus effacé du duo), dont le premier album semble être en préparation.

Enfin, pour ceux qui sont convaincus, un petit tour sur leur site s'impose, avec notamment une section téléchargement fournie, avec quelques enregistrments live de bonne qualité.

Site Officiel
myspace
wikipedia

Merci à Aude de m'avoir fait découvrir ce groupe.

lundi 1 mars 2010

Tassel & Naturel - World Wide



Pour rester dans le même type d'ambiance, j'ai pensé à Tassel & Naturel, un duo français qui s'est fait connaître à travers diverses collaborations, notamment avec DJ Cam (sur l'album Soulshine).
Ils ont depuis sorti quelques albums. Ce morceau est d'ailleurs issu de leur premier CD (Fillet Of Soul, 2003), mélangeant des inspirations soul, hip-hop et jazz, tout en allant chercher quelques détails électro. Certains parleront de lounge music, je préfère parler de bonne musique.

Pour en savoir plus :
myspace

dimanche 28 février 2010

Boozoo Bajou - Fuersattel



Bon.
Au début, je me suis dit qu'il fallait être bien carré et n'envoyer que de la musique exceptionnelle. Et puis en fait, le principe n'est pas d'avoir une section pour se faire mousser en montant en mayonnaise des groupes qui ne le méritent pas forcément (Les Inrocks sont là pour ça...), mais plutôt quelque chose de proche de ce que l'on écoute vraiment.
Alors je me suis dit que j'allais envoyer la musique avec laquelle je me suis réveillé ce matin.


En l'occurence, il s'agit d'un morceau instrumental de Boozoo Bajou, un duo allemand très doué pour créer des ambiances calmes et planantes parfaites pour somnoler.
Quelques liens pour mieux les connaitre :
Site Officiel
myspace
wikipedia

Merci à Ana qui m'a fait découvrir ce groupe en 2002 (ce qui ne m'a pas empêcher de perde le contact avec elle, comme d'habitude).

410 SOUNDS Premiere

Welcome to 410 SOUNDS.
This section of the 410 COLLECTIVE is dedicated to music.
Since the collective in general listens to a lot of music, we wanted to share some of the tracks and artists that we especialy like. But when we say share, we don't mean we'll be posting entire albums. It would be a collection of links, and everyone could download a few Go of music without listening to it, just for fun or for the "collection".
On the contrary, we believe in quality more than in quantity. We believe that searching for music and informations about the artists is a way of transmission much better than just a download link.
We hope You'll enjoy this section.

Bemvindo a 410 SOUNDS.

Bienvenue à 410 SOUNDS.
Cette section de 410 COLLECTIVE est dédiée à la musique.
Comme le collectif en général écoute beaucoup de musique, nous voulions partager quelques morceaux et artistes que nous apprécions particulièrement. Mais quand nous disons partager, cela ne signifie pas que nous allons poster des albums entiers. Ce ne serait alors qu'une somme de liens, et tout le monde pourrait télécharger des gigas de musique sans même les écouter, juste pour le fun, ou pour la collection.
Au contraire, nous préférons la qualité à la quantité. Nous pensons que la propre recherche de musique et d'informations sur les artistes est un moyen de transmission bien meilleur qu'un simple lien de téléchargement.
Nous esperons que vous apprécierez cette section.